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LES PROSTERNATIONS COMPENSATOIRES

Écrit par Faouzidu30. Publié dans Croyance

LES PROSTERNATIONS COMPENSATOIRES

Sheikh Al ‘Outhaymîn (Qu’Allah lui fasse miséricorde) -

> Source : Résumée du chapitre intitulé « Sujûd As-Sahw » du livre « Ash-Sharh Al Mumti‘ ‘Alâ Zâd Al Mustaqna‘ »

 

A. Définitions.

I. Ash-Shurût (Pluriel de « Shart »). (Les Conditions).

Ce terme désigne tout élément dont l’absence entraîne l’annulation [de l’adoration], mais dont la présence ne signifie pas automatiquement celle [de l’adoration]. C’est, par exemple, le cas des ablutions pour la salât : si leur absence annule la salât -elles en sont en effet une condition de validité- leur présence n’en implique pas forcément la présence effective. Ainsi, qu’une personne accomplisse ses ablutions rituelles n’implique pas qu’elle doive prier. Par contre, la salât qu’elle effectuerait sans les avoir ne serait pas valable.

II. Al-Arkân (Pluriel de « Rukn »). (Les Piliers).

Ils constituent l’essence d’une adoration et en sont les fondements sans lesquels elle ne saurait être valable. Ils se distinguent des « conditions » selon trois critères que nous citerons ici en nous basant sur le cas de la salât :

Les « conditions » doivent être réunies avant le début de la salât, alors que les « piliers » se situent à l’intérieur de celle-ci.
Les « conditions » doivent en outre être remplies durant tout le déroulement de la prière, alors que les « piliers » se succèdent les uns aux autres. On passe ainsi successivement, durant la salât, par une station debout (Qiyâm), une inclinaison (Rukû‘), une nouvelle station debout (en se relevant de l’inclinaison), etc…
Les « piliers » constituent l’essence de la prière, ce qui n’est pas le cas des « conditions ». Couvrir ses parties intimes (Satru-l-‘Awra) pendant la prière compte parmi les « conditions » de validité de celle-ci mais ne fait pas partie de ses composantes.
III. Al Wâjib (L’obligation).

Tout ce qui nous a été demandé d’accomplir d’une manière obligatoire et impérative.

IV. As-Sunna ou Al Mustahabb (Le Surrérogatoire).

Tout ce qui nous a été demandé d’accomplir mais qui ne revêt pas un caractère obligatoire.

A. Les conditions de validité de la prière.

L’islam.
La raison.
La puberté.
La purification (At-Tahâra Min Al Hadath).
La pureté du lieu où la prière est accomplie, du corps et des vêtements (At-Tahâra Min An-Najâsa).
Etre vêtu(e) ou couvert(e) (Satr Al ‘Awra).
L’entrée de l’heure de la prière (Dukhûl Al Waqt).
L’orientation vers la Qibla.
L’intention.

B. Les piliers de la prière.

Se tenir debout pour celui qui en a la capacité.
Prononcer le Takbîr (C’est-à-dire : « Allahu Akbar ») de sacralisation appelé « Takbiratu-l-Ihrâm ».
Réciter la Fâtiha (La première sourate du Coran).
S’incliner (Ar-Rukû‘).
Se relever de l’inclinaison.
Se prosterner (As-Sujûd) sur les sept membres : le front et le nez, les mains, les genoux et les doigts de pieds.
Se relever de la prosternation.
S’asseoir entre les deux prosternations.
La quiétude (At-Tuma’nîna) dans l’exécution de chaque pilier.
Le dernier Tashahhud.
S’asseoir lors du dernier Tashahhud.
Respecter l’ordre d’exécution des piliers.
Les deux salutations finales.

C. Les obligations de la prière.

Tous les Takbîrs, à l’exception du premier (Takbiratu-l-Ihrâm).
Dire : « Subhâna Rabbî Al ‘Azîm » lors de l’inclinaison.
Dire : « Sami‘allâhu Liman Hamidahu » en se relevant de l’inclinaison.
Dire : « Rabbanâ Wa Laka Al Hamd »
Dire : « Subhâna Rabbî Al A‘lâ » lors de la prosternation.
Dire : « Rabbî Ighfir Lî » entre les deux prosternations.
Le premier Tashahhud.
S’asseoir lors du premier Tashahhud.
A noter ici, concernant la prière sur le prophète صلى الله عليه وسلم, que le sheikh (Qu’Allah lui fasse miséricorde) fait prévaloir l’avis selon lequel c’est un acte surérogatoire (sunna) et non un pilier.

D. Les actes surérogatoires de la prière (As-Sunans).

En dehors des piliers et des obligations cités ci-dessus, toutes les autres composantes de la salât sont des « sunans » qui se divisent en deux catégories : des paroles et des actes.

a. Les paroles sont :

L’invocation d’ouverture (Du‘â Al Istiftâh).
Al Isti‘âdha (Dire, par exemple : « A‘ûdhu Billâhi Min Ash-Shaytân Ar-Rajîm »).
Al Basmala (Dire : « Bismillâhi Ar-Rahmân Ar-Rahîm »).
At-Ta’mîn (Dire : « Âmîn », après la récitation de la Fâtiha).
Réciter une sourate après la Fâtiha.
Réciter à voix haute ou à voix basse selon les cas.
Dire : « Mil As-Samâwâti Wa-l-Ardi… », après : « Rabbanâ Wa Laka Al Hamd ».
Le fait de dire plus d’une fois : « Subhâna Rabbî Al ‘Azîm » lors de l’inclinaison et « Subhâna Rabbî Al A‘lâ » lors de la prosternation.
Le fait de dire plus d’une fois : « Rabbî Ighfir Lî » entre les deux prosternations.
L’invocation.
Dire : « Allâhumma Innî A‘ûdhu Bika Min ‘Adhâb Al Qabri… » lors du dernier Tashahhud.
L’invocation du Qunût lors de la prière du Witr.

b. Les actes sont :

Lever les mains lors du Takbîr de sacralisation, de l’inclinaison et de son retour, de la prosternation et en se relevant du premier Tashahhud.
Placer la main droite sur la main gauche et les poser sur la poitrine.
Poser le regard sur l’endroit où l’on se prosterne.
Mettre les mains sur les genoux lors de l’inclinaison.
Avoir le dos droit avec la tête et écarter les bas lors de l’inclinaison.
Poser les genoux avant les mains, lors de la prosternation, et lever les mains avant les genoux en s’en relevant.
Lors de la prosternation : poser les mains au niveau des épaules, les doigts serrés en direction de la Qibla et en écartant les bras.
Lors du premier Tashahhud : s’asseoir sur le pied gauche et dresser le pied droit sur les orteils, de sorte que ceux-ci soient en direction de la Qibla (Al Iftirâsh).
Lors du dernier Tashahhud : s’asseoir sur la fesse gauche et placer le pied gauche sous le tibia de la jambe droite que l’on a dressée de la même manière que ci-dessus (At-Tawarruk).
Poser la main droite sur la cuisse droite, relever l’index droit en fermant les autres doigts de la main droite, et agiter ensuite l’index droit de haut en bas tout en posant le regard dessus.
Poser la main gauche sur la cuisse gauche.
Tourner la tête vers la droite puis vers la gauche lors des salutations finales.
S’asseoir avant de se relever de la seconde prosternation des rak‘ates impaires, si l’on en ressent le besoin (Jalsatu Al Istirâha).
On remarquera également que si certains savants citent le recueillement du coeur (Al Khushû‘) parmi les actes surérogatoires de la prière, le sheikh Al ‘Uthaymîn fait quant à lui prévaloir l’avis selon lequel cet acte est une obligation (Wâjib).

Source : Résumée du chapitre intitulé « Sujûd As-Sahw » du livre « Ash-Sharh Al Mumti‘ ‘Alâ Zâd Al Mustaqna‘ »

Auteur : Sheikh Al ‘Outhaymîn (Qu’Allah lui fasse miséricorde)

 

Source : www.sahab.fr/

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