LES SALAFIS SONT INNOCENTS DES ACTES TERRORISTES

Écrit par faouzi. Publié dans contre le terrorisme

Au Nom d’Allâh Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux

Louange à Allâh, et prières et Salut d’Allâh sur Son Messager ainsi que sa famille et ses compagnons.

Ceci dit ;

Très certainement, Allâh a envoyé Son Messager avec la guidée et la religion de vérité afin de l’élever sur toutes les religions, en dépit de l’aversion des polythéistes. Et certes, la conduite du Messager d’Allâh -Prières et Salut sur lui- est une traduction pratique de la charia d’Allâh -Exalté et Très-Haut soit-Il-, qu’Il lui a révélée et ordonné de suivre dans Sa Parole Puis Nous t’avons mis sur la voie de l’ordre [une religion claire et parfaite]. Suis-la donc et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent pas. Ils ne te seront d’aucune utilité vis-à-vis d’Allâh. Les injustes sont vraiment alliés les uns des autres ; tandis qu’Allâh est le protecteur des pieux﴿ [Al- Djêthiya (L’Agenouillée), v. 18-19].

Ainsi, le Prophète -Prières et salut d’Allâh sur lui- interdisait la perfidie et la trahison, et ordonnait la véracité, la pudeur et la loyauté. Et, « lorsqu’il désignait -Prières et Salut sur lui- un émir (commandant) à la tête d’une armée ou d’une patrouille, il lui recommandait de craindre Allâh en lui-même, et recommandait le bien aux musulmans qui devaient partir avec lui. Puis, il dit : « Conquérez au Nom d’Allâh, dans le sentier d’Allâh. Combattez celui qui mécroit en Allâh. Conquérez, ne trichez pas dans le butin, ne trahissez pas, ne mutilez pas et ne tuez pas d’enfant ». Rapporté par Mouslim. Et dans une autre version rapportée par At-Tabarâni dans el Mou’djem As-Saghîr (N° 340), il dit : « Et ne soyez pas lâches, et ne tuez point d’enfant, ni femme ni de vieillard ».

Le Messager -Prières et Salut sur lui- interdisait donc la perfidie et la trahison

dont se servent les terroristes. Il interdisait également de tuer les femmes, les enfants et les vieillards qui ne peuvent pas combattre et être au combat. Il prohibait de les tuer et de semer le désordre. Car, Allah -Exalté Soit-Il- dit Et ne semez pas la corruption sur la terre après qu’elle ait été réformée. Et invoquez-Le avec crainte et espoir, car la miséricorde d’Allâh est proche des bienfaisants.﴿ [Sourate El A’râf, v. 56]. En outre, Il a informé qu’Il n’aime pas les semeurs de désordre et qu’Il déjoue la ruse des traîtres.

Et s’était aussi sur cette voie que marchaient ses compagnons. Ainsi, lorsqu’ils se rendaient à un peuple des mécréants, ils les appelaient avant tout à l’islam, et si ces derniers refusaient et étaient alors des gens du Livre, ils les conviaient à verser la capitation. Et s’ils persistaient à refuser, ils annonçaient contre eux la guerre, mais avant d’y faire, ils les avisaient qu’ils allaient les combattre. Donc, ils les combattent après les avoir avisés. Cependant, si ces mécréants étaient des idolâtres, alors ils devaient choisir entre la conversion à l’islam ou le combat, après s’être avisés.

Par contre, ce que font les terroristes de cette époque; ceux qui se dotent de ceintures explosives ou conduisent des voitures piégées, et dont le porteur se fait exploser dès lors qu’il trouve une foule de gens ou fait exploser sa voiture et lui dedans, ceci n’est de toute évidence, basé que sur la trahison dont l’islam en est très éloigné de la plus grande distance et qu’il n’acceptera jamais.

Et très certainement, les attentats-suicides (kamikazes) qui sont en train de se commettre présentement en Angleterre ou ailleurs, ne sont perpétrés et planifiés que par les tekfirites kharidjites qui sont tancés par le Prophète –Prières et Salut sur lui- en disant : « Viendront à la fin des temps des jeunes gens faibles d’esprit, qui diront quelques unes des meilleures paroles des hommes; ils  abandonneront précipitamment l’islam comme une flèche qui perce un gibier et sort de l’autre côté. Leur foi ne dépassera pas leurs gosiers. Partout où vous les trouverez, tuez-les; car, leur meurtre vaudra, au Jour de la Résurrection, une récompense à celui qui l’a commis ». Et, il a été rapporté d’une voie authentique que le Prophète -Prières et Salut sur lui- a dit : « Ils sont les pires tués qui soient sous le ciel ». Et il ajoute : « Les meilleurs gens assassinés  sont  ceux  qu’ils  (les  kharidjites)  ont  tués ».  Et  il  a dit : « Bonheur à celui qui les tue ou qui est tué par eux ». Et il a également dit : « Partout où vous les trouverez, tuez-les; car leur meurtre vaudra une  récompense auprès Allâh ». Et il les a aussi décrits comme étant : « Des chiens de l’enfer ». Et il a dit aussi : « Si je les atteindrais, je les mettrai à mort comme le fut le peuple de ‘Êd ». Et dans une autre version : « Comme le fut le peuple de Thamoûd ».Et encore : « Un groupe se précipitera certes à sortir de la religion comme une flèche qui sort de sa cible; puis il n’y reviendra que si la flèche revient à l’emplacement de la corde ». Et la signification de Maraqa, en arabe, est : sortir de l’autre coté, et les khawaridj Yamroqouna précipitamment de l’islam, c’est-à-dire : ils sortiront de la religion et il n’en restera plus rien d’elle en eux.

Sur ce, l’islam est alors bien connu qu’il est innocent de ces comportements stupides et débiles; qu’il réprouve effectivement leurs auteurs et  condamne  leurs actes.

Or, ceux qui accusent les Salafis qui suivent le Livre d’Allâh et la sounna de Son Messager –Prières et Salut sur lui- et empruntent la voie des compagnons, d’être les auteurs des explosions perpétrées en Angleterre ou ailleurs qui englobent à la fois l’assassinat de personnes, la destruction de biens, l’effusion de sang, l’effroi de gens et les rebellions contre l’État, ceux qui accusent les salafis de tout cela sont eux qui commettent ces actes abominables et veulent les coller aux autres.

Ce sont eux les véritables parraineurs de l’organisation d’Al-Qaïda, ceux qui suivent Oussama Ben Laden, Al-Mas’ari, Sa’d Al-Faqih et leurs semblables, car ceux-là ont puisé leur éducation religieuse dans les livres des penseurs comme Sayyid Qotb et ses compères dans cette fausse voie. Ces derniers jugent la nation de Mohammed

-Prières et Salut sur lui- mécréante sans aucun droit. Voire ils condamnent les gens de mécréants à cause de leurs péchés alors que personne n’y peut échapper.

Mais en vérité, il n’est pas autorisé de juger quiconque mécréant parmi les musulmans sauf celui qu’Allâh -Exalté Soit-Il- a Lui-même déclaré mécréant tels que les Associateurs, qui commettent des actes d’association majeure.  Allâh  -Exalté Soit-Il- a dit En effet, il t’a été révélé, ainsi qu’à ceux qui t’ont précédé: « Si tu donnes des associés à Allâh, ton œuvre sera certes vaine; et tu seras très certainement du nombre des perdants.»﴿[Sourate Az-Zoumar (Les Groupes), v. 65-]. Et il a dit -Exalté Soit-Il- Et quiconque invoque avec Allah une autre divinité, sans avoir la preuve évidente (de son existence), aura à en rendre compte à son Seigneur. En vérité, les mécréants, ne réussiront pas.﴿ [Sourate El Mou’minoûn (Les croyants), v. 117].

Il a également dit Et n’invoque nulle autre divinité avec Allâh. Point de divinité à part Lui. Tout doit périr, sauf Son Visage. A Lui appartient le jugement; et vers Lui vous serez ramenés.﴿ [Sourate Ach-Chou’arâ’ (Les Poètes), v. 213].

Et Allah -Exalté-Soit-Il- a dit à travers la parole de Jésus (‘Isa), le fils de Marie (Mariam) ﴾(Alors que le Messie a dit) : « O enfants d’Israël, adorez Allâh, mon Seigneur et votre Seigneur. Quiconque associe à Allâh (d’autres divinités), Allâh lui interdit le Paradis; et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs !»﴿[Sourate El Mê’ida (La Table Servie), v. 88].

C’est cela la vérité que nul n’est autorisé à s’en éloigner, et quiconque prétend le contraire d’entre ces personnes qui jettent l’anathème sur les gens monothéistes qui accomplissent la prière et qui jeûnent, ce n’est alors qu’un imposteur ! Un prédicateur du faux ! C’est bien cela la vérité dont il n’est permis à personne d’en douter ni de s’en écarter.

Et la réussite ne s’acquiert que par l’aide d’Allâh.

Et qu’Allâh prie et salue notre Prophète Mouhammed, sa famille et ses compagnons.

Dicté par le Cheikh Ahmed Ibn Yahya An-Nedjmi le 22 / 7 / 1426 H.

…………………………………

1. Lire à cet extrêmement important thème de la Slafiyya et des salafis nos traductions: Définition de la Salafiyya ou de la voie salafie, de l’imam El Elbênî, sur: http://kabyliesounna.com/?p=189

Tenir fermement à la voie salafie, de l’érudit Dr Rabî’ El Medkhalî, sur:http://kabyliesounna.com/?p=186Le suivi des pieux prédécesseurs, une voie qui mène à la vraie réforme et au Salut, du Cheikh ‘Abd El Ghani Aoussat,sur:http://www.tasfiatarbia.org/vb/showthread.php?t=16093&highlight=suivi+pieux+pr%E9d%E9cesseurs,

etAbd El Hamîd Ibn Badis, un imam de guidée, de science et de réforme, sur: http://kabyliesounna.com/?p=554

 

Par son Éminence le Cheikh :
Ahmed Ibn Yahya An-Nedjmî
Traduit de l’arabe par :
Zahir Aboû Mohammad Az-Zwêwî
Relu par :
Aboû Fahîma 

Source:http://kabyliesounna.com/?p=196http://kabyliesounna.com/?p=196

CONNAISSANCES BÉNÉFIQUES « ET LE MAGICIEN NE RÉUSSIT PAS! »Par son Eminence, le cheikh Dr Abd Ar-Razzêq El Badr

Écrit par faouzi. Publié dans Croyance

Voilà dix connaissances bénéfiques [fawê’id] extraites de Sa Parole –Majestueux et Très Haut soit-Il- ﴾et le magicien ne réussit pas, où qu’il soit﴿ Tâha, V. 69.

La première : c’est que le magicien, tel qu’Allâh -Béni et Très-Haut- a informé ne réussit jamais. Et il convient que nous sachions qu’el falêh (la réussite) signifie l’acquisition du bien d’ici et celui de l’au-delà. Ainsi, le fait qu’Allâh ait interdit cette réussite au magicien, est une interdiction faite au magicien d’acquérir le bien dans sa vie présente et sa vie future. Le magicien est alors perdant ici-bas et dans l’au-delà.

La deuxième : c’est que la magie ne consiste pas en une seule méthode. Mais elle constitue plutôt plusieurs méthodes et diverses écoles et présente des types variés. Dans ce contexte, Allâh -Majesté à Lui et Très-Haut soit-Il- a dit ﴾où qu’il soit﴿, c’est-à-dire : quelle que soient sa méthode, son style et son école dans la magie. Celle-ci, quelle que soit sa méthode, son style et son type, la fin et la destinée de son auteur est de ne jamais réussir, ni dans sa vie d’ici-bas et ni dans celle de l’au-delà.

La troisième : c’est que puisque le sort du magicien est tel qu’Allâh a informé, qu’il ne réussit pas où qu’il soit ; de même, celui qui va chez lui pour rechercher un intérêt, un avantage ou un bienfait de sa part ne réussira pas, et ce de façon primordiale

La quatrième : l’invalidité de la nouchra qui est le fait d’annuler une magie par une autre. En effet, il est parvenu dans un hadith authentique que le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a été une fois interrogé au sujet de la nouchra et avait répondu en disant : « Elle fait partie de l’œuvre du diable ». Ainsi, annuler l’effet d’une sorcellerie par une autre pareille qu’elle est une chose non autorisée. Il est donc illicite au musulman d’aller voir un magicien, même si son objectif de cette visite est de faire cesser l’effet d’une sorcellerie qui l’a atteint. Ceci est partie intégrante de la généralité de Sa Parole -Béni et Très-Haut- ﴾où qu’il soit﴿. Aucune réussite ne peut absolument être acquise de sa part, même si cette dernière consiste à annuler une magie.

La cinquième : c’est que le magicien, quand on aura su qu’il ne réussit pas, c’est-à-dire qu’il n’obtient aucun bien ni ici-bas et ni à l’au-delà, celui qui se rend chez lui, même si son but est de faire cesser une magie, aura également comme conséquence celle du magicien qui est la perte et la non-réussite. C’est pourquoi les magiciens, quand une personne se rend chez eux et même si son désir est d’annuler une sorcellerie qui l’a touchée, ces magiciens ne le soignent que par le fait de se rapprocher des diables. Il arrive ainsi qu’ils traitent une maladie qui n’est pas grave ayant atteint un individu mais en le faisant tomber dans une énorme calamité qui est la mécréance (el koufr) envers Allâh et l’Association (ach-chirk), ainsi que de s’attacher aux diables et de s’en rapprocher et ainsi de suite.

La sixième : c’est que ce verset fortifie la confiance en Allâh -Exalté et Très Haut- dans le cœur du croyant. Car, Allâh -Puissance et Majesté à Lui- a informé que le magicien ne réussit point et Il a dit -Exalté soit-Il- ﴾Or ils ne sont capables de nuire à personne qu’avec la permission d’Allâh.﴿ El Baqara (La Vache), V. 102. Donc cela renforce la confiance que l’homme place en Allâh -Exalté et Très-Haut soit-Il-, et l’amène à ne pas tourner son cœur vers les magiciens et leurs complices par peur d’eux ou autre. Bien au contraire, il sera plutôt sûr de son Seigneur et confiant en son Maître -Majestueux et Très-Haut soit-Il-. Sa foi et sa confiance en Allâh accroitront et il ne place cette dernière qu’en Lui seul -qu’Il soit Béni et Très-Haut-. Ceci en ayant la foi que rien ne peut lui nuire si ce n’est par la permission d’Allâh -Béni et Très-Haut- ; c’est auprès de Lui qu’il se réfugie ; c’est en Lui seul qu’il met sa confiance, et c’est à Lui uniquement qu’il demande assistance.

La septième : C’est que la réussite et l’ascension ne sont accordées que pour les gens de foi. Dans ce même rapport il est déjà fait précédemment allusion au dire des magiciens ﴾Et celui qui aura le dessus aujourd’hui aura réussi.﴿ Tâha, V. 64, ainsi Allâh a refusé que la réussite soit conférée à personne hormis les gens de foi, et c’est pourquoi Il a dit -Majestueux et Très-Haut soit-Il- ﴾et le magicien ne réussit pas, où qu’il soit﴿ après avoir ordonné à Son Prophète et Messager Moûça – sur lui le salut- de jeter le petit bâton qu’il tenait dans sa main en faisant front à ces amas abandons d’artifices magiques ﴾Jette ce qu’il y a dans ta main droite (le bâton); cela dévorera ce qu’ils ont fabriqué. Ce qu’ils ont fabriqué n’est qu’une ruse de magicien ; et le magicien ne réussit pas, où qu’il soit﴿ Tâha, V. 69.

La huitième : c’est que ce jugement qu’Allâh -Majestueux et Très-Haut- a cité dans verset ﴾et le magicien ne réussit pas, où qu’il soit﴿ est un jugement qui concerne tout magicien et à toute époque. Nous prenons connaissance de cela de la méthode du Qour’ên, car le contexte a fait allusion à certains magiciens qui ont affronté Moûça -sur lui le salut-, et Allâh n’a pas dit que ces magiciens en question ne réussiront pas, mais Il a dit ﴾et le magicien ne réussit pas, où qu’il soit.﴿ Ainsi, la méthode du Qour’ên, quand le jugement n’est pas spécifique à une personne donnée dont le contexte annule ce sur quoi elle est, mais qu’il concerne toute personne étant décrite par les mêmes caractéristiques, dans un tel cas, le jugement se généralise tel qu’il l’est dans ce verset ﴾et le magicien ne réussit pas, où qu’il soit.﴿ Alors, le magicien, ici, désigne chaque magicien, à n’importe quelle époque et à n’importe quel lieu.

La neuvième : l’importance d’étudier les biographies des Prophètes -sur eux les Prières et le Salut d’Allâh-. Ce sont des biographies pleines de leçons, d’exhortations et d’enseignements hautement distingués. Elles contiennent [des choses] qui fortifient la foi, et consolident le cœur du croyant ainsi que sa relation à son Seigneur et sa confiance en Lui. Celui qui lit les récits [des Prophètes] et ceux qui leur ressemblent dans le Livre d’Allâh, qu’Il y a mentionnés -Exalté et Très-Haut soit-Il-, il y trouvera des exhortations et des enseignements éminents, tel qu’Allâh -Béni et Très-Haut- a dit ﴾dans leur récit il y a certes une leçon pour les gens doués d’intelligence.﴿ Yoûçouf (Joseph), V. 111.

La dixième : il y a, dans ce verset, un argument de la Parole d’Allâh -Béni et Très-Haut soit-Il- ﴾Et quiconque place sa confiance en Allâh, Il lui suffit.﴿ At-Talâq (Le Divorce), V. 3, et Sa Parole -qu’Il soit Béni et Très-Haut- ﴾Allâh ne suffit-Il pas à Son serviteur [comme soutien] ?﴿ Az-Zoumar (Les Groupes), V. 36. Car dans l’endroit où était Moûça, il y avait devant lui d’arrogants magiciens au nombre de trente mille ou un autre chiffre plus ou moins grand, tel qu’il a été mentionné par les exégètes, et malgré cela, toute la magie et l’artifice qu’ils ont réunis ainsi que leur dressement en un seul rang contre Moûça -sur lui le salut- ; tout ce pouvoir accumulé a été annulé par Allâh ﴾« Ce que vous avez produit est magie ! Allâh l’annulera »﴿ Yoûnous (Jonas), V. 81. Allâh l’a déjoué et leur sort était voué à l’échec et à la non-réussite.

Retrouvez cet article dans sa langue source sur : http://al-badr.net/detail/1OVs5rapNz

Par son Eminence, le cheikh Dr Abd Ar-Razzêq El Badr -Qu’Allâh le préserve-

Traduit de l’arabe par
Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên AYAD

Source: http://kabyliesounna.com/?p=202http://kabyliesounna.com/?p=202

 

CE QUE TOUT ÉTUDIANT MUSULMAN DOIT À SA RELIGION

Écrit par FAOUZI. Publié dans Adorations

Toutes les Louanges appartiennent à Allâh, Omniscient, Sage et Bien-Informé; Il a créé l’homme, lui a appris à exprimer sa pensée clairement, à réfléchir et à écrire. Il a dit -à Lui la Pureté- ((Le Tout-Miséricordieux. Il a enseigné le Qour’ên. Il a créé l’homme. Il lui a appris à s’exprimer clairement.)) Ar-Rahmên (Le Tout-Miséricordieux), V. 1-4 ; et Il a aussi dit -Très-Haut soit-Il- ((Lis au Nom de ton Seigneur qui a créé, Il a créé l’homme d’une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est Le plus Noble, qui a enseigné par la plume, Il a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas)) El ‘Alaq (L’Adhérence), V. 1-5. Et que la Prière et le Salut d’Allâh soient sur le meilleur enseignant, qui a transmis le savoir et la science, qui a prêché la Parole d’Allâh et la religion de Vérité : le Prophète bien-aimé.

La recherche de la science est un bienfait divin [1]

Cela dit, l’islam est, tel qu’il n’échappe à l’attention de personne l’ayant connu de près, une religion qui n’a jamais négligé de faire savoir l’importance de la connaissance, bénéfique et utile dans la vie, à la fois à l’échelle individuelle et collective. Ainsi des directives divines n’ont de cesse invité, voire ordonné de se livrer à l’apprentissage de la science, que ce soit dans la Parole divine, le Qour’ên, ou dans les dires prophétiques, la Sounna, en plus de l’état général du Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-, envoyé en tant qu’enseignant. Une multitude de textes clairs, francs et authentiques propulsent à s’atteler à l’étude et au savoir.

Il s’agit d’abandonner l’état premier d’ignorance et de non-connaissance dans lequel l’homme est né. Or il y restera prisonnier s’il ne recherche pas la science. En effet, c’est grâce à la lumière que cette dernière véhicule, que l’étudiant saura, avant tout autre avantage, la raison de son existence sur la terre.

Le mérite d’étudier l’islam

De ce fait, Allâh informe après avoir utilisé, une fois de plus, le même verbe que dans les deux Versets qui précèdent, à savoir le verbe « créer » au participe passé, de la raison d’avoir ramené l’homme dans ce monde ; Il dit -qu’Il soit Très-Haut- ((Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent)) Edh-Dhêriyêt (Les Vents qui éparpillent), V. 56.

C’est donc avec la science islamique que l’on apprend, en même temps, le but de notre création et la tâche dont nous sommes redevables envers notre Créateur, cela veut dire de L’adorer, Lui seul, sans ne Lui donner aucun associé.

Donc, c’est en étudiant l’islam que l’on parviendra à connaître notre Seigneur, et réaliser, par là, l’objectif de notre existence Ici-bas.

Dans une injonction divine adressée au Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-, et par son biais à tous les croyants, Allâh -Le Tout-Puissant- a dit ((Sache donc qu’en vérité, il n’y a point de divinité à part Allâh, et implore le pardon pour ton péché, ainsi que pour les croyants et les croyantes. Allâh connaît vos activités et votre lieu de repos)) Mouhammed, V. 19. C’est une Parole qui commande de rendre au Seigneur le culte de l’unicité (Tewhîd) ; le savoir en est le mobile.

L’éminent érudit ibn As-Se‘di -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a commenté ce Verset ((Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils m’adorent)) ainsi : « C’est pour cette finalité qu’Allâh a créé les djinns et les hommes et a envoyé tous les Messagers pour la prêcher : son adoration qui comprend le fait de Le connaître, de L’aimer, de se remettre et s’adonner entièrement à Lui ; de même que de se détourner de tout autre hormis Lui. Mais tout cela dépend de la connaissance d’Allâh -Très-Haut soit-Il-.

En effet, l’adoration accomplie est conditionnée par le fait de connaître Allâh. Voire chaque fois que le serviteur connait davantage son Seigneur, son adoration sera plus complète. C’en est bien la raison pour laquelle Allâh a créé les gens, responsables de leurs actes » [2].

La science la plus noble

Voilà donc, chers frères et sœurs, lecteurs et lectrices, la meilleure science qu’un étudiant pourrait apprendre. Toutes les sciences bénéfiques sont importantes, certes ; mais l’importance de chacune est de la même taille que le fruit à récolter après l’avoir apprise. Ainsi, y a-t-il un fruit meilleur que celui de connaître son Seigneur ? Le Prophète a dit : « Celui qui emprunte un chemin afin de rechercher une science sera dirigé vers un des chemins du Paradis ; et les Anges baissent leurs ailes pour celui qui recherche la science, car Allâh l’agrée. Certainement, les créatures des cieux et des terres implorent le pardon pour le savant, même les poissons dans la mer. Et le mérite du savant par rapport à l’adorateur est pareil au mérite de la pleine lune sur le reste des astres. Certes, les savants sont les héritiers des Prophètes ; certes les Prophètes n’ont laissé en héritage ni Dirham ni Dinar, mais ils ont donné la Science en héritage. Celui qui en prend possession (l’apprend) aura certes en possession un bien abondant » [3].

L’imam Ibn Djamê‘a -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a dit au sujet de la recherche du savoir et du profit que tire l’étudiant des invocations que lui font les Anges et autres créatures : « Et sache aussi qu’il n’est pas de grade supérieur à celui des gens pour qui les Anges et autres s’occupent de demander le pardon d’Allâh, de leur faire des prières et baisser leurs ailes pour eux. Et puisque les gens rivalisent à se faire profiter des prières des hommes pieux ou que l’on croit l’être ; que serait alors le cas avec les prières des Anges ?… » [4].

C’est pour cela que l’étudiant musulman, même en empruntant le chemin de n’importe quelle discipline bénéfique, doit être conscient de la grandeur de la science religieuse ; prise de conscience qui est à même de le motiver à s’y intéresser.

En fait, l’islam, sa connaissance et son apprentissage devraient être le soubassement de toute étude profane. Car c’est à travers lui que l’étudiant musulman peut corriger ses actes, bonifier ses intentions et accomplir ses obligations. C’est également lui qui fera de ce dernier un sujet positif, conscient des responsabilités qui lui sont imputées et qu’il doit accomplir avec souci et de manière exemplaire. Quand il arrivera à suivre cette direction toute droite, l’étudiant musulman sera utile et bénéfique à tous les égards.

Dans ce sens, le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : « Quand Allâh veut du bien à une personne, Il lui accorde la compréhension de la religion » [5]. Et en contre partie, le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- invoquait son Seigneur de le préserver de toute science non bénéfique, donc forcément nuisible, il disait : « Ô Allâh ! Je me mets sous Ta protection contre toute science qui ne profite pas, contre tout cœur qui ne se porte pas humble, contre toute âme insatiable et contre une prière que [Tu] n’exauce pas ! » [6]. L’étudiant musulman se considèrera certes très concerné par ces dires prophétiques.

Une parole chère à méditer

Dans ce même rapport, l’imam ibn Badîs [7] -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a dit: « Celui-là est notre Prophète, il est une lumière et un discernement. De même, ceci est notre Livre (le Qour’ên), il est également une lumière et un discernement. Cela étant, le musulman qui y croit et les suit aura certes sa part de cette lumière et de ce discernement. Il sera, selon ce qu’Allâh lui aura octroyé comme science, même si peu, attaché à sa propagation et divulgation. Il l’apprend à l’ignorant et s’en sert pour guider l’égaré. Ce faisant, et grâce à ses bonnes œuvres, il sera tel une lumière, il éclaire ceux qui se trouvent autour de lui. Ainsi le cercle de son éclairement s’élargit et se rétrécit en fonction de ce qu’il possède comme science et pratique. Le musulman se doit donc de connaître cela en lui-même, il doit s’y exercer et implorer constamment Allâh afin qu’Il lui attribue de Sa Lumière » [8].

C’est alors une mission à laquelle doit s’atteler tout un chacun des musulmans, et les étudiants en sont sans aucun doute plus concernés. Quand ils feront cela, ils auront accompli une obligation envers leur religion : l’islam.

Le chemin à emprunter

Quant au chemin qu’il est nécessaire d’emprunter, ce n’est autre que celui de l’étude et du savoir. Mais la science étant profonde et longue à parcourir, exige souvent des efforts continuels ; son sentier est de même semé d’embuches et « paré » d’obstacles, qui, quand on parviendra à les surmonter cela conduira à la bienheureuse cueillette des fruits de la connaissance. Heureux est celui qui se libère de son ignorance.

Quelques conseils à suivre

-La sincérité est le socle sur lequel l’étudiant doit baser tout projet de science et d’étude.

-Préserver son temps, voire être avare de son temps est certes un facteur de réussite. En effet, quand l’étudiant ne laisse passer ses jours et nuits que dans ce qu’il lui est profitable, cela sera un moyen qui le rapprochera peu à peu du succès.

-Laisser tomber toute chose susceptible de détourner le projet d’étude, l’altérer ou l’affaiblir. Un étudiant éclairé ne délaisse pas le sentier de la science pour les lignes courtes, qui n’aboutissent pas aux fins heureuses et bénies.

-N’épargner aucun effort dans l’accroissement des connaissances bénéfiques.

-Enfin, avant tout et après tout, réussir est très certainement un don divin, une faveur et un bienfait d’Allâh -Tout-Puissant- ; L’invoquer et Le prier à tout moment et dans chaque situation est un moyen hautement efficace. Allâh -Exalté soit-Il- nous a intimé l’ordre de Le prier, et Il nous a garanti d’exaucer nos prières. Y a-t-il de meilleure bienfaisance ? Il a dit, que Son Nom soit Magnifié ((Votre Seigneur dit : « Invoquez-Moi, Je vous répondrai…»)) Ghâfir (Le Pardonneur), V. 60.

« Ô Allâh ! Fais-nous profiter par ce dont Tu nous as appris ; apprends-nous ce qu’il nous sera profitable, et accrois nos connaissances ! » [9], êmin.

………………………..

[1]Lire à ce sujet l’excellent opuscule Epître sur la science islamique, son mérite et ses bienfaits.

[2]Consulter Teysîr el Karîm Ar-Rahmên fî Tefsîr Kalêm el Mannên (La facilitation du Noble, Le Tout-Miséricordieux, pour commenter la Parole du Bienfaiteur), l’érudit ‘Abd Ar-Rahmên ibn ibn As-Se‘di, -qu’Allâh lui fasse miséricorde-.

[3]Rapporté par Abou Dêwoud, ibn Mêdja, Ahmed et d’autres.

[4]Tedhkiratou s-Sêmi‘i W-el Moutakallim Fî Aadabi l-‘ilmi W-el Mouta‘allim (Rappel pour celui qui écoute et celui qui parle au sujet de l’éthique de la science et de l’apprenant), pp. 43-52.

[5]Rapporté par el Boukhâri et Mouslim.

[6]Rapporté par Mouslim.

[7]Lire sa biographie dans notre ouvrage ‘Abd El Hamîd Ibn Badîs, un imam de guidée, de science, et de réforme.

[8]Consulter Madjêliss At-Tedhkîr min Kalêm el Hakîm el Khabîr (Les assises du Rappel, pris de la Parole du Sage Le Bien-Informé), l’Imam ‘Abd el Hamîd ibn Badis, pp. 111-112.

[9]Invocation prophétique rapportée par At-Tirmidhî, Ibn Mêdja et d’autres.

Par Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên AYAD

SOURCE.http://kabyliesounna.comhttp://kabyliesounna.com

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