Le fondement de Ahl As-Sunnah

Écrit par Faouzidu30. Publié dans Croyance

Le fondement de Ahl As-Sunnah

> L’imam Al-Barbahârî/commentaires Shaykh An-Najmî

 

 

 

(2) Le fondement sur lequel est établie Al-Jamâ'ah sont les Compagnons de Muhammad (salallahu 'alayhi wasalam), qu'Allah agrée tous. Ils sont Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ'ah, ainsi celui qui ne prend pas d'eux s'est égaré, a innové, et toute innovation est un égarement, et l'égarement et ses adeptes sont en Enfer. cUmar Ibn Al-Khattâb (t) dit : « Aucune excuse pour celui qui commet un égarement en pensant que c'est là la guidée, ni même pour celui qui délaisse la guidée en pensant que c'est un égarement. Les choses sont claires, la preuve a été établie, et il n'y a plus d'excuse. » [Al-Ibânah Al-Kubrâ (162)] Ceci car Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ'ah a établi toute la religion qui a été clairement exposée aux gens, donc les gens doivent uniquement s'y conformer. »
(2) Je dis : Les Compagnons de Muhammad (salallahu 'alayhi wasalam) sont le fondement de la voie des pieux prédécesseurs sur laquelle chemine Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ'ah. Mais qui sont les Compagnons de Muhammad (salallahu 'alayhi wasalam) ?
La réponse est que les Compagnons de Muhammad sont tous ceux qui l'ont accompagné, ne serait-ce qu'un court moment, ou l'ont rencontré, ne serait-ce qu'une fois. C'est là la définition du Compagnon. Les adeptes de la science du hadith ont dit que le Compagnon est celui qui a rencontré le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) en croyant en lui et qui est mort sur cette foi, même si cela est entrecoupé d'une période d'apostasie selon l'avis le plus juste des savants. Cette définition englobe celui qui, en âge de raison, a vu le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam). Il est donc nécessaire que celui que l'on nomme Compagnon ait cru qu'il était le Messager d'Allah lorsqu'il l'a rencontré. On exclut donc les jeunes enfants qu'on a apportés au Prophète à leur naissance pour qu'il frotte leur palais avec un bout de datte (Tahnîk), comme le fils de Abû Talhah, Muhammad Ibn Abî Bakr, et d'autres qui ne sont pas considérés comme des Compagnons.
Quant à l'avis disant que même si survient une période d'apostasie, cela ne le déchoit pas du titre de Compagnon, comme Al-Ash'âth Ibn Qays, Talîhah Al-Asadî, 'Amr Ibn Ma'ad Yakrib, 'Uyaynah Ibn Husn, et d'autres qui ont eu un sursaut après la mort du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) puis sont revenus à l'islam, et Allah les a rendus utiles dans les conquêtes, ainsi aucun n'a perdu le titre de Compagnon qui n'est perdu que par celui qui apostasie et meurt sur l'apostasie comme Ar-Rijâl Ibn 'Anfûh Al-Hanafî qui attesta que Musaylimah était un prophète. Concernant les mérites des Compagnons, on trouve plusieurs versets parmi lesquels la Parole d'Allah : « Muhammad est le Messager d'Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant auprès d'Allah grâce et agrément. » [Al-Fath, v.29] ;
« Allah a accueilli le repentir du Prophète, des Muhâjirîn et des Ansâr qui l'ont suivi à un moment difficile, après que les cœurs d'un groupe d'entre eux étaient sur le point de dévier. Puis Il accueillit leur repentir car Il est Clément et Miséricordieux envers eux. » [At-Tawbah, v.117] ;
« D'autres parmi les bédouins, croient en Allah et au Jour dernier et voient ce qu'ils dépensent comme un moyen de se rapprocher d'Allah et que le Messager invoque (Allah) pour eux. Certes, cela les rapproche (d'Allah) et Allah les fera entrer sous Sa miséricorde. Allah est vraiment Pardonneur et Miséricordieux. Les premiers [croyants] parmi les Muhâjirîn et les Ansâr et ceux qui les ont suivis de la meilleure manière, Allah les agrée, et ils L'agréent. Il a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent des ruisseaux où ils demeureront éternellement. Voilà l'immense succès ! » [At-Tawbah, v.99-100]
« Les pauvres parmi Al-Muhâjirîn qui ont été expulsés de leurs demeures et privés de leurs biens, cherchent une grâce et un agrément d'Allah, et ils secourent Allah et Son Messager. Ceux sont eux les véridiques. Et ceux qui se sont installés et ont cru avant eux, aiment ceux qui émigrent vers eux. Et ils ne ressentent dans leurs cœurs aucune envie pour ce que [les Ansâr] ont reçu, et ils (leur) donnent, même s'ils sont dans le besoin. Et ceux qui se protègent contre leur propre avarice, sont ceux qui réussissent. Et ceux qui sont venus après eux disent : « Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu'à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ; et ne place dans nos cœurs aucune rancœur contre ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Indulgent et Miséricordieux. » » [Al-Hashr, v.8-10]
Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a ordonné d'honorer ses Compagnons et de suivre leurs traces et leur Sunna. Il dit dans le hadith de la division, en décrivant le groupe sauvé : « Ceux qui se conforment à ma voie et celle de mes Compagnons. » et dans le hadith de Al-'Irbâd Ibn Sâriyah : « Attachez-vous à ma Sunna et la Sunna des Califes bien guidés, mordez-y avec vos molaires, et prenez garde aux choses nouvelles [dans la religion], car toute chose nouvelle est une innovation, et toute innovation est un égarement. » [Sahîh Al-Jâmi' (1/499)]
Ibn Batah rapporte dans Al-Ibânah Al-Kubrâ par de nombreuses chaînes de transmission que 'Umar adressa un sermon à Al-Jâbiyah et dit : « Ô gens ! Je me tiens parmi vous comme le Messager d'Allah se tint parmi nous et dit : « Soyez bons envers mes Compagnons. » et sous une autre formulation : « Je vous recommande [de suivre et d'honorer] mes Compagnons, puis ceux qui les suivent, puis ceux qui les suivent ». Dans le récit des Banû Judhaymah, lorsque Khâlid Ibn Al-Walîd ordonna que l'on poursuive le combat, alors qu'eux disaient : « Nous embrassons l'islam » 'Abd Ar-Rahmân Ibn 'Awf le lui reprocha et il y eut des mots entre eux. Khâlid Ibn Al-Walîd dit à 'Abd Ar-Rahmân Ibn 'Awf : « Vous ne nous surpassez que de quelques jours en lesquels vous nous avez devancés. » 'Abd Ar-Rahmân se plaignit alors de Khâlid Ibn Al-Walîd au Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) qui dit : « N'insultez aucun de mes Compagnons. Si l'un de vous faisait l'aumône de l'équivalent du mont Uhud en or, cela n'équivaudrait même pas un Mudd de leur aumône, ni même la moitié. » [Al-Bukhârî (3673)] et dans une version : « N'insultez pas mes Compagnons. Si l'un de vous faisait l'aumône de l'équivalent du mont Uhud en or, cela n'atteindrait même pas un Mudd de leur aumône, ni même la moitié. » Si le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit cela à un Compagnon dont l'islam fut postérieur à un autre, alors que dire d'autres qu'eux ?
Ce que nous venons de voir montre clairement que les Compagnons sont le fondement de Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ'ah, ainsi celui qui ne prend pas d'eux est considéré comme s'étant égaré. On peut mentionner pour preuve Al-Khawârij qui ont déclaré mécréants les Compagnons et n'ont pas pris d'eux la Sunna, c'est pourquoi ils se sont égarés. Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) nous a informés que Al-Khawârij traversaient l'islam comme la flèche traverse la proie, qu'ils sont les pires hommes et créatures, et qu'ils sont les chiens de l'Enfer. Ceci uniquement car ils ont délaissé la Sunna portée par les Compagnons du Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam), et ainsi leur lecture du Coran ne leur fut d'aucune utilité, ni même leur nombreuses prières et adorations. Ils sont les chiens de l'Enfer et le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit d'eux : « Si je les rencontrais, je les tuerais comme le peuple de cÂd. » [1] et dans une version : « comme le peuple de Thamûd. »
Quelle est la cause de l'égarement de Al-Khawârij ? La cause réside dans le fait qu'ils ont délaissé la deuxième des sources de la Législation, qu'ils ont déclaré mécréants ceux qui la portaient, qu'ils ont renié le mérite des Compagnons du Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam), qu'ils les ont jugé apostats et éternellement en Enfer. Ils ont été d'avis de la permission de se révolter contre les gouverneurs, donc ils se sont révoltés contre 'Alî Ibn Abî Tâlib qui les a combattus jusqu'à tuer un grand nombre d'entre eux. Ainsi, celui qui cherche la guidée en dehors de ses sources, Allah l'égare.
Les sources de la Législation sont le Livre d'Allah et la Sunna de Son Messager (salallahu 'alayhi wasalam), l'un ne va pas sans l'autre. Ainsi, on ne peut connaître les sens et objectifs du Coran qu'à travers la Sunna et la pratique des Compagnons. 'Imrân Ibn Husayn a donné tort à celui qui lui dit : « Ne parle que de ce qui se trouve dans le Coran. » 'Imrân Ibn Husayn lui répondit : « Tu es un sot ! As-tu vu dans le Coran que la prière du Dhuhr s'accomplissait en quatre unités de prière ; Al-Asr en quatre unités de prière sans rien prononcer à voix haute ; Al-Maghrib en trois unités de prière dans lesquelles tu récites à voix haute pour les deux premières et pas pour la dernière ; Al-'Ishâ' en quatre unités de prière dans lesquelles tu récites à voix haute pour les deux premières et pas pour les deux dernières ; et Al-Fajr en deux unités de prière à voix haute ? » [2] C'est-à-dire que la Sunna explique le Coran, et ceux qui ont transmis la Sunna sont les Compagnons du Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam), donc c'est autour d'eux que gravitent la Sunna, ce sont eux qu'il faut suivre, ce sont eux les modèles, et nous devons suivre leur voie, leur chemin, et ce sur quoi ils étaient. Et celui qui ne fait pas cela s'est égaré et a innové.
L'imam Al-Barbahârî dit : « toute innovation est un égarement » c'est-à-dire que tout ce qui est innové dans la religion est un égarement, car par son innovation, l'innovateur tombe dans un des deux cas suivants :
1 – Soit il dit que l'islam a été complété et n'a besoin d'aucun ajout et d'aucun complément, et ainsi il témoigne contre lui-même de son égarement, car il aura fait entrer en la religion ce qui n'en fait pas partie.
2 – Soit il dit que la religion n'est pas complète, et c'est nécessairement le cas de tout innovateur, car c'est comme s'il signifiait que la religion est imparfaite et demande à être complétée. C'est là une critique à l'encontre du Coran et une accusation portée contre celui qui a transmis la Législation – que les éloges et le salut d'Allah soient sur lui – en disant qu'il a retiré une chose de la Législation ou qu'il en ignorait une chose. Cet innovateur prétend connaître ce que le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) ne savait pas, c'est pourquoi Mâlik dit : « Celui qui innove une chose en islam, en la considérant bonne, aura prétendu que Muhammad a trahi le Message, car Allah dit : « Aujourd'hui J'ai complété pour vous votre religion » [Al-Mâ'idah, v.3] ce qui ne faisait pas partie de la religion à ce moment n'en fera pas partie aujourd'hui. » [Al-I'tisâm (1/64)] Ainsi, nous voyons que toute innovation en islam est nommée égarement, car elle implique ces choses, et il est mentionné dans le hadith de Al-'Irbâd Ibn Sâriyah : « Attachez-vous à ma Sunna et la Sunna des Califes bien guidés, mordez-y avec vos molaires, et prenez garde aux choses nouvelles [dans la religion], car toute chose nouvelle est une innovation, et toute innovation est un égarement. » et dans certaines versions : « et tout égarement est en Enfer » c'est pourquoi il dit : « et l'égarement et ses adeptes sont en Enfer. »
L'auteur dit : « 'Umar Ibn Al-Khattâb dit : « Aucune excuse pour celui qui commet un égarement en pensant que c'est là la guidée, ni même pour celui qui délaisse la guidée en pensant que c'est un égarement. Les choses sont claires, la preuve a été établie, et il n'y a plus d'excuse. » C'est une parole éminente prononcée par un homme éminent, le deuxième Calife 'Umar Ibn Al-Khattâb. Cela implique que celui qui commet un égarement en pensant que c'est là la guidée, ou que celui qui délaisse la guidée en pensant que c'est un égarement n'a pas d'excuse devant Allah, car ne commet cela que celui qui a été négligent dans la recherche de la vérité dans le Coran et la Sunna, ainsi il n'a aucune excuse. C'est pourquoi il dit : « Les choses sont claires » c'est-à-dire qu'elles ont été éclaircies par le Livre d'Allah, la Sunna du Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) et les actes des Compagnons et la preuve a été exposée aux gens, en raison de la Parole d'Allah : « Afin qu'après la venue des messagers, les gens n'aient plus d'argument devant Allah » [An-Nisâ', v.165]
Il n'y a plus d'excuse, et n'a donc plus d'excuse celui qui innove dans la religion, s'égare, ou ignore des règles après qu'Allah les ait exposées et éclaircies à travers Son Messager (salallahu 'alayhi wasalam) par ce qu'Il lui a révélé du Livre et de la Sunna.
Il dit : « Ceci car Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ'ah a établi toute la religion qui a été clairement exposée aux gens, donc les gens doivent uniquement s'y conformer. »
Je dis : La croyance de Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ'ah est claire dans ses sources, liée à la Sunna et ses adeptes, ainsi celui à qui Allah veut du bien, Il lui donne une bonne connaissance de ces sources et lui facilite la compagnie de ceux qui portent cette croyance. Je désigne par là ceux qui portent la voie de Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ'ah. Et celui à qui Allah veut du mal, Il lui facilite le chemin vers ce pour quoi il a été créé. Ainsi, celui qui est éduqué par les soufis pense que c'est cela la vérité, et ainsi il s'égare et égare les gens ; celui qui est éduqué par les adeptes de la croyance Jahmiyyah, grandit sur cela et fréquente ses adeptes pense que c'est cela la vérité, et ainsi il s'égare et égare les autres ; celui qui est éduqué par les adeptes de la pensée Mu'tazilah pense que c'est cela la Sunna, et ainsi il s'égare et égare les gens ; celui qui est éduqué par les adeptes de la croyance Ash'ariyyah pense que c'est cela la Sunna, et ainsi il s'égare et égare les gens ; celui qui est éduqué par les rafidites, chiites et ceux qui insultent et rabaissent les Compagnons du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) pense que c'est cela la vérité, et ainsi il s'égare et égare les gens. Mais les adeptes de ces passions trouvent nécessairement des failles dans leur croyance qui leur montrent la défectuosité de la voie qu'ils suivent dans la croyance. Il en est de même pour les adeptes de Al-Irjâ', ou les adeptes des groupes contemporains qui s'attachent aux vertus et négligent les croyances afin que les gens pensent qu'ils sont sur la vérité en raison de ce qu'ils constatent chez eux d'attachement apparent [à l'islam]. Alors qu'en vérité, ils ont délaissé et se sont détournés du fondement de la croyance qu'est l'Unicité de l'adoration, ils l'ont dédaigné en l'attaquant et le rabaissant.
L'essentiel est que celui qui veut le salut doit s'attacher au Livre d'Allah, puis aux livres connus de la Sunna comme Sahîh Al-Bukhârî, Sahîh Muslim, les quatre Sunan, Al-Musnad de l'imam Ahmad, et ce qui s'en suit parmi les livres de hadith. De même, ce qui rassemble les récits des pieux prédécesseurs Al-Musannaf de Ibn Abî Shaybah, 'Abd Ar-Razzâq et Sa'îd Ibn Mansûr ; les livres traitant de la croyance comme At-Tawhîd de Ibn Khuzaymah, Ar-Radd 'Alâ Al-Jahmiyyah de l'imam Ahmad, Kitâb As-Sunnah de 'Abd Allah Ibn Ahmad, Ar-Radd 'Alâ Al-Jahmiyyah de 'Uthmân Ibn Sa'îd Ad-Dârimî, Sharh Usûl I'tiqâd Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ'ah de Al-Lâlakâ'î, Al-Ibânah Al-Kubrâ de Ibn Batah, les ouvrages de Shaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah et Ibn Al-Qayyim, Muhammad ibn 'Abd Al-Wahhâb, et d'autres livres encore. Ce sont là les ouvrages qui exposent la vérité.
Prends garde de glisser avec les adeptes des groupes déviants, en prenant leurs livres, en empruntant leur voie étroite, et en cheminant sur leur chemin tortueux. Prends garde, ô mon frère musulman, de prendre leurs livres car la vérité qu'ils contiennent est mélangée au faux, et la Sunna mêlée à l'innovation. Si tu veux une source limpide sans aucun trouble, attache-toi au Livre d'Allah, aux livres de la Sunna et des récits [des pieux prédécesseurs]. Emprunte la voie des adeptes des Textes qui prennent la science avec sa chaîne de transmission remontant jusqu'aux Compagnons du Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) d'après leur Prophète, que les éloges et le salut d'Allah soient sur lui. De même ce qu'ils ont dit, car cela n'est pas contraire à la vérité sur laquelle ils sont.
Ainsi tu vois que la parole de l'auteur : « Ceci car Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ'ah a établi toute la religion qui a été clairement exposée aux gens, donc les gens doivent uniquement s'y conformer. » est une parole judicieuse et implique également que tu délaisses les ouvrages des adeptes de l'innovation si tu veux le salut de ta personne. Qu'Allah m'accorde, ainsi qu'à toi, d'accepter la vérité et de rejeter toute fausseté. Et c'est Allah qui accorde le succès.
[1] Al-Bukhârî (3344). Les hadiths concernant la description de Al-Khawârij sont très nombreux, parmi lesquels : « Bonne annonce à celui qui les tue ou est tué par eux. » Sahîh Abû Dâwud (4765). Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) dit également : « Ils sont les chiens de l'Enfer. » Sahîh Ibn Mâjah (p.76).
[2] Al-Ibânah Al-Kubrâ (1/232) mais la chaîne de transmission de ce récit est faible car elle comporte 'Alî Ibn Zayd Ibn Jud'ân dont Al-Bukhârî et Abû Hâtim ont dit qu'il n'était pas à prendre en compte parmi les transmetteurs.

Source :L'islam est la Sunna, la Sunna est l'islam
Traduit et publié par les salafis de l'Est

 

Source : http://www.salafs.com/

Les implications de l’espoir

Écrit par Faouzidu30. Publié dans Croyance

Les implications de l’espoir

> Ibn Al-Qayyim

 

 

Il convient de savoir que celui qui espère une chose, son espoir implique trois choses : la première est l’amour de ce qu’il espère, la deuxième est la crainte de la perdre, et la troisième est son application à atteindre cette chose, autant que possible.

Quant à l’espoir qui n’est accompagné d’aucune de ces trois choses, il est de l’ordre des fausses espérances. L’espoir est une chose et les fausses espérances en sont une autre, car toute personne qui espère ressent de la crainte, et celui qui emprunte un chemin et ressent de la crainte presse le pas de peur de manquer ce qu’il recherche.

Abû Hurayrah rapporte que le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Celui qui craint [d’arriver trop tard], chemine de nuit ; et celui qui chemine de nuit parvient à destination. La marchandise d’Allah est précieuse, la marchandise d’Allah est le Paradis. » [As-Sahîhah (2335)]

De la même manière qu’Allah a attribué l’espoir à ceux qui pratiquent des œuvres pieuses, Il leur a également attribué la crainte, ainsi on voit que l’espoir et la crainte utiles sont ceux qui sont accompagnés d’œuvres pieuses, comme Allah dit : « Ceux qui tremblent par crainte de leur Seigneur, croient en Ses versets, ne Lui associent rien, donnent ce qu’ils peuvent et dont les cœurs tremblent de crainte à la pensée de retourner à leur Seigneur ; ceux-là s’empressent d’accomplir de bonnes actions et sont les premiers à les accomplir. » [Al-Mu’minûn, v.57-61]

‘Â’ishah rapporte : « J’ai interrogé le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) à propos de ce verset, et j’ai dit : S’agit-il de ceux qui consomment de l’alcool, tombent dans la fornication et volent ? Il répondit : Non, ô fille du véridique ! Mais il s’agit de ceux qui jeûnent, accomplissent la prière, acquittent l’aumône, et craignent qu’on ne l’accepte pas d’eux, ce sont eux qui s’empressent d’accomplir de bonnes actions. » [As-Sahîhah (162)] Allah a décrit les bienheureux par la bienfaisance accompagnée de crainte [1], et Il a décrit les malheureux par la malfaisance accompagnée [d’illusion] de sécurité [2].

Celui qui médite sur la condition des Compagnons constatera qu’ils étaient au summum de la pratique d’œuvres pieuses tout en étant au summum de la crainte. Alors que nous avons, nous, réuni entre la négligence et [l’illusion de] sécurité.

Le véridique [Abû Bakr] a dit : « J’aurais aimé être un poil sur le corps d’un croyant. »

On rapporte également qu’il prenait sa langue et disait : « C’est elle qui me mènera à ma perte. »

Il pleurait abondamment et disait : « Pleurez, et si vous ne pleurez pas, forcez-vous. »

Lorsqu’il se levait pour accomplir la prière, il ressemblait à un bout de bois, en raison de sa crainte d’Allah.

On apporta un jour un oiseau à Abû Bakr. Il le considéra un moment en le tournant et le retournant dans sa main puis dit : « Un animal n’est tué, ou un arbre abattu, qu’en raison de son manque de glorification d’Allah.

Lors de son agonie, il dit à ‘Â’ishah : « Ô ma fille ! J’ai pris des biens des musulmans cette tunique, cette écuelle pour traire, et ce servant, presse-toi de les apporter à Ibn Al-Khattâb. »

Il dit également : « Par Allah ! J’aurais aimé être cet arbre dont on mange et que l’on coupe. »

Qatâdah a dit : « On m’a rapporté que Abû Bakr a dit : J’aurais aimé être de l’herbe que les bêtes paissent. »

‘Umar récita sourate At-Tûr, jusqu’à parvenir au verset : « Le châtiment de ton Seigneur surviendra inévitablement »

Il pleura alors intensément au point de tomber malade et que les gens lui rendent visite.

Il dit à son fils, lors de son agonie : « Malheur à toi ! Mets ma joue au sol, afin qu’Il me fasse, peut-être, miséricorde. » par trois fois, puis il rendit l’âme.

Parfois, lors de sa récitation de nuit, il récitait un versait qui l’effrayait, et restait ensuite plusieurs jours chez lui, et les gens lui rendaient visite, pensant qu’il était malade.

Sur son visage on pouvait distinguer deux sillons noirs causés par les larmes.

Ibn ‘Abbâs lui dit : « À travers toi, Allah a fait bâtir des villes, accordé des conquêtes et ceci, et cela. » Il répondit : « J’aurais aimé parvenir au salut, sans récompense ni péché. »

On rapporte que lorsque ‘Uthmân Ibn ‘Affân se tenait devant une tombe, il pleurait jusqu’à ce que sa barbe ruisselle de larmes.

Il dit : « Si j’étais entre le Paradis l’Enfer, sans savoir où on ordonnera de me faire entrer, je choisirais d’être une braise, avant de savoir vers lequel des deux je me dirige. »

De même, ‘Alî Ibn Abî Tâlib était connu pour ses pleurs et sa crainte ; et les deux choses qu’il craignait plus encore étaient les fausses espérances et le suivi des passions. Il dit : « Les fausses espérances font oublier l’au-delà, et le suivi des passions empêche de parvenir à la vérité. Ce bas-monde s’en va, l’au-delà arrive, et tous deux ont des enfants, alors soyez des enfants de l’au-delà et ne soyez pas des enfants de ce bas-monde. Aujourd’hui on peut œuvrer sans jugement, alors que demain viendra le jugement sans qu’on ne puisse plus œuvrer. »

Abû Ad-Dardâ’ disait : « Ce que je crains le plus pour ma personne au Jour de la Résurrection et qu’on me dise : Ô Abû Ad-Dardâ’ ! Tu as su, mais qu’as-tu accompli de ce que tu as su ? »

Il disait également : « Si vous saviez ce que vous rencontrerez après la mort, vous ne mangeriez rien avec désir, vous ne boiriez rien avec désir, vous n’entreriez dans aucune demeure pour vous y abriter du soleil, mais vous vous rendriez dans le désert en frappant vos poitrines, et vous pleureriez sur votre sort. J’aurais aimé être un arbre que l’on taille puis que l’on mange. »

Le dessous de l’œil de Ibn ‘Abbâs était semblable à un lacet pendant, et ce en raison des larmes.

Abû Dharr disait : « Si seulement j’avais été un arbre que l’on taille, j’aurais aimé n’avoir jamais été créé. »

On lui présenta une aumône, et il dit : « Nous avons une chèvre dont nous tirons du lait, des ânesses sur lesquelles nous transportons, un esclave affranchi à notre service, et une tunique supplémentaire, et je crains le jugement pour cela. »

Une nuit, Tamîm Ad-Dârî récita sourate Al-Jâthiyah, et lorsqu’il parvint à ce verset : « Ceux qui commettent de mauvaises actions pensent-ils que Nous allons les traiter comme ceux qui croient et accomplissent de bonnes œuvres ? » Il se mit à le répéter et pleurer jusqu’au matin.

Abû ‘Ubaydah ‘Âmir Ibn Al-Jarrâh a dit : « J’aurais aimé être un bélier que ma famille sacrifie, qu’ils mangent ma chair, et boivent mon bouillon. »

C’est là un chapitre qu’il serait long de mentionner de manière exhaustive. Al-Bukhârî a intitulé un chapitre de son Sahîh : « La crainte du croyant de réduire à néant ses œuvres qu’il ne s’en aperçoive. »

Ibrâhîm At-Taymî a dit : « Je n’ai jamais rapporté mes actes à mes paroles sans penser être menteur. »

Ibn Abî Malîkah rapporte : « J’ai rencontré trente Compagnons du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), et tous craignaient l’hypocrisie pour eux-mêmes, aucun d’eux ne disait qu’il avait la foi de Jibrîl ou Mikâ’îl. »

On rapporte que Al-Hasan a dit : « Seul un croyant Le craint, et seul un hypocrite peut s’en croire à l’abri. »

‘Umar Ibn Al-Khattâb demanda à Hudhayfah : « Je t’implore par Allah, le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) m’a-t-il mentionné – c’est-à-dire parmi les hypocrites ? » Il répondit : « Non, et je ne témoignerai pour personne après toi. »

J’ai entendu notre enseignant [Ibn Taymiyyah] dire : « Ce qu’il veut signifier n’est pas : je n’innocente personne de l’hypocrisie en dehors de toi, mais je ne m’ouvre pas cette porte, et qu’ainsi je témoigne en faveur de toute personne qui me demande si le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) l’a mentionnée. »

En un sens proche, on trouve la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) adressée à celui qui lui demanda qu’il invoque afin qu’il soit parmi les soixante-dix milles qui entreront au Paradis sans jugement, lorsqu’il lui dit : « ‘Ukâshah t’a devancé en cela. » [Al-Bukhârî (6175) et Muslim (216)] Il ne voulait pas signifier que seul ‘Ukâshah le méritait parmi les Compagnons, mais s’il avait invoqué en sa faveur, un autre l’aurait demandé, puis un autre, et cette porte aurait été ouverte, et il est possible qu’une personne ne méritant pas d’en être le demande, il convenait donc de s’en abstenir, et Allah est plus savant.

[1] Comme dans Sa Parole : « Ceux qui respectent les liens qu’Allah a ordonné d’honorer, redoutent leur Seigneur et craignent un mauvais jugement (de leurs œuvres) » Sourate Ar-Ra’d, v.21.

[2] Comme dans Sa Parole : « Êtes-vous à l’abri qu’Il vous engloutisse sous terre, ou abatte sur vous une pluie de pierres, et vous ne trouverez alors aucun protecteur » Sourate Al-Isrâ’, v.68.

Source : Péchés et guérison

Traduit et publié par les salafis de l’Est

 

Source : http://www.salafs.com/

>Un individu a oublie de prier la Sounnah du Fajr...

Écrit par sebaa. Publié dans Adorations

Un individu a oublie de prier la Sounnah du Fajr...

Traduction: www.sounnah-publication.com Source: Fatâwah Fadhîlati As-Sheykh Rabee' Al-Madkhalî, Tome 2, page 304-

 

 

 

Question:

Lorsqu'un individu a oublié de prier la Râtibah du Fajr et qu'il s'en ait rappelé qu'après un ou deux jours; que doit-il faire? Doit-il la prier ou non? BârakaAllah fîkoum.

 

Réponse de Sheykh Rabee' Ibn Hâdî Al-Madkhalî (Hafidhahoullah):

Je dis: si le serviteur a oublié une prière; qu'il la prie dès qu'il s'en rappelle. Il n'y a aucun rattrapage pour elle si ce n'est ceci. Et cela englobe aussi bien la prière obligatoire que surérogatoire.

Lorsqu'il se rappelle de cette prière oubliée que tu as mentionné; qui est la Râtibah du fajr et qu'il s'en est rappelé que deux jours après, qu'il la prie dès qu'il s'en rappelle.

Traduction: www.sounnah-publication.com
Source: Fatâwah Fadhîlati As-Sheykh Rabee' Al-Madkhalî, Tome 2, page 304
Ecrit par sounnah-publication le 14.12.11

Source : www.sounnah-publication.com

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